Le départ contraint de Jack Lang de la présidence de l’Institut du monde arabe suscite sur X une polémique. L’écrivain Laurent Obertone l’accuse, à la tête de “l’Institut du monde arabe”, d’être “payé 10.000 euros par mois”. “Et par nous”, ajoute-t-il, en évoquant ses “retraites et privilèges” et l’âge “Jack Lang, 86 ans”. Il conclut : “C’est aussi ça, la République exemplaire”, quand d’autres parlent “de la République des copains”.
Face à ces messages viraux, une question revient chez les contribuables : le salaire du président de l’Institut du monde arabe était-il vraiment payé par les impôts des Français ? Un rapport de la Cour des comptes publié en 2024 permet de retracer l’argent en jeu.
Après la démission de Jack Lang, enquête autour de l’IMA
Jack Lang, président de l’IMA depuis 2013, a annoncé sa démission après l’ouverture d’une enquête préliminaire du parquet national financier pour “blanchiment de fraude fiscale aggravée” en lien avec Jeffrey Epstein. Le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a indiqué que le conseil d’administration se tiendrait “en principe lundi prochain” afin “de désigner le successeur du président sortant qui a présenté sa démission”, a rapporté Sud Ouest. Quant à Jean-Yves Le Drian, un temps cité pour la présidence, son entourage affirme qu’il “est bien dans ce qu’il fait et est utile au pays”.
Le porte-parole du Quai d’Orsay Pascal Confavreux a précisé : “Nous avons lancé cette convocation le plus rapidement possible, selon ce que permettaient les statuts”, puis : “Le préavis prévu par les statuts de l’IMA étant de huit jours ouvrés, la convocation a pu partir ce lundi et le CA aura lieu mardi prochain”. L’IMA est une fondation privée issue d’un accord entre la France et 22 pays arabes, avec un conseil d’administration de sept membres français et sept membres arabes.
© Reynaud Julien/APS-Medias/ABACA/Shutterstock
