Notre existence tranquille a basculé le soir où nous avons découvert un nourrisson délaissé. Des années plus tard, une visite inattendue vient soudainement bouleverser le quotidien que nous avions patiemment construit.
Il était emmailloté dans un petit lange, si paisible et minuscule. Le prendre dans mes bras a fait naître en moi une émotion impossible à décrire. Bien sûr, nous avons immédiatement contacté les services sociaux. Mais son visage est resté gravé dans ma mémoire, longtemps après leur départ.
Une décision qui a bouleversé ma vie

Les semaines ont défilé sans que personne ne se manifeste. Je ne pouvais pas l’oublier, ce bébé. Peu à peu, une évidence s’est imposée : je voulais être son père. J’ai alors entamé les démarches pour l’adopter, conscient que la route serait longue et difficile. Entre les visites à domicile, les évaluations psychologiques et les questions sur ma situation de père célibataire, chaque étape était un défi.
Julien et mes proches m’ont soutenu sans relâche. Et puis, après des mois d’attente, la réponse est arrivée : j’étais officiellement le père de ce petit garçon, que j’ai appelé Noah.
Notre vie à deux, un rythme à inventer

Les premiers temps ont été marqués par les nuits écourtées et les découvertes du quotidien, mais chaque minute était précieuse. Noah a révélé une personnalité vive, passionnée par les dinosaures et assoiffée de nouvelles expériences.
Allier mon travail de pompier à la parentalité solo demandait une organisation sans faille, mais notre complicité unique rendait chaque obstacle surmontable. Nous avions nos petites traditions sacrées : les pizzas du vendredi soir, l’histoire du soir, et nos promenades du dimanche.
