On ne reste pas de glace devant ces cinq sportives qui ont tracé leur sillon dans le patinage artistique.
Madge Syers, l’éclaireuse britannique
Ce que Madge veut, Madge l’a. Profitant d’une faille dans le règlement du championnat du monde, qui ne stipule pas que la compétition est strictement masculine, cette Britannique participe à l’édition de 1902 et arrive… deuxième. Impressionné, le vainqueur Ulrich Salchow lui propose sa médaille. Elle se rattrape en 1903 aux championnats mixtes de Grande-Bretagne, et conserve son titre l’année suivante aux dépens de son mari, le patineur Edgar Syers.

En 1906, l’Anglaise survole les premiers championnats du monde féminins, la fédération ayant pris soin de créer une épreuve dédiée à ces dames. Elle subjugue encore les juges aux Jeux Olympiques de 1908. Sa santé fragile l’éloigne ensuite des patinoires. L’athlète s’éteint en 1917, à 35 ans.
Sonja Henie, une étoile est née
C’est une fillette de 11 ans qui concourt au Jeux de Chamonix en 1924. La championne de Norvège finit dernière. Pour la dernière fois. Championne du monde en 1927, elle décroche l’or aux Jeux de 1928. Les médias se passionnent pour cette « fée de la glace » qui révolutionne la discipline en chorégraphiant et en interprétant ses programmes telle une actrice.

Elle conserve l’or en 1932 et 1936, juste avant d’être sacrée championne du monde pour la dixième fois – un record inégalé. La jeune femme se reconvertit alors dans les shows aux Etats-Unis et devient la vedette d’une dizaine de films. Mariée en 1956 à un Norvégien, elle repart vivre dans son pays. Le couple, collectionneur d’art, fonde un musée en 1968, un an avant la mort de la sportive.
