Une récente étude israélienne publiée le 3 février 2022 dans la revue scientifique Vaccines, a constaté que les femmes seraient deux fois plus à risque de signaler des effets secondaires à la suite d’une injection au vaccin Pfizer. En effet, selon les scientifiques, les femmes étaient 1,89 fois plus susceptibles d’avoir des effets secondaires après la première dose de vaccin et 1,82 fois plus susceptibles à la suite de la deuxième injection.
Des effets secondaires tels que la fatigue, des douleurs musculaires ainsi que des maux de tête sont davantage fréquents chez les femmes que chez les hommes.
D’après les chercheurs, la proportion de femmes ayant signalé des douleurs musculaires au niveau de l’injection était sept fois plus élevée que les hommes après la première dose et quatre fois plus élevée après la deuxième injection. Le ratio de femmes qui ont signalé des maux de tête était 9,15 fois plus élevée après la première dose et 3,28 fois après la deuxième dose. Des frissons ont également été signalés et sont 5,25 fois plus élevés chez les femmes après la première dose et 4,26 après la deuxième injection.
Les vaccins à ARN messager ne sont pas un danger pour les personnes atteintes d’un cancer
Les personnes atteintes d’un cancer peuvent-elles être vaccinées ? Des scientifiques américains se veulent rassurants : les vaccins à ARN messager, à savoir Pfizer et Moderna, ne représentent pas un danger pour les patients malades d’un cancer. Une étude, menée par le National Comprehensive Cancer Network (NCCN) et publiée début février, a en effet analysé les effets secondaires recensés chez plus de 1.700 personnes malades, entre les mois de février et de mai 2021. Toutes avaient reçu deux injections du vaccin Pfizer à trois semaines d’intervalle. Parmi elles, 1.183 présentaient des antécédents de cancer et 17,8% étaient encore sous traitement. Les résultats des travaux sont formels : les effets indésirables recensés par les personnes atteintes d’un cancer sont exactement les mêmes que ceux qui ont pu se déclarer chez le reste de la population. Les vaccins à ARN messager semblent donc sans danger pour ces patients. Selon les auteurs de l’étude, ils n’avaient jamais “été inclus” dans la plupart des études pilotes sur les vaccins contre le Covid-19, et ce “malgré leur vulnérabilité à l’infection”.
Le vaccin Pfizer associé à un risque faible mais réel de cardite
La cardite est une inflammation du cœur le plus souvent provoquée par une infection virale, bactérienne ou parasitaire. Les formes les plus courantes sont la myocardite et la péricardite.
Pour les besoins de travaux publiés le 25 janvier 2022 dans Annals of Internal Medicine, les chercheurs ont évalué les risques de cardite associés au vaccin Pfizer. Ils ont ainsi suivi 160 patients de plus de 12 ans hospitalisés pour cause de cardite et 1.533 patients hospitalisés mais qui ne souffraient pas de cardite.
Ils ont constaté que les personnes ayant reçu le vaccin Pfizer avaient 3,57 fois plus de risques de développer une cardite que les non vaccinés. “Nous avons observé un risque accru de cardite associé à l’utilisation de Pfizer, en particulier chez les jeunes hommes recevant la deuxième dose”, peut-on lire dans l’étude.
Il soulignent cependant que ce risque est faible, l’incidence des cardites étant de 0,57 pour 100.000 injections de vaccin Pfizer. Cependant, ce risque “devrait être porté à la connaissance des personnes vaccinées et des médecins et être mis en balance avec les avantages de la vaccination”, concluent les chercheurs.
Vaccin Comirnaty (Pfizer) et Spikevax (Moderna) : des cas de myocardite et de péricardite signalés
De rares cas de myocardite et de péricardite ont été signalés à l’autorité sanitaire après l’administration des vaccins Pfizer et Moderna. D’après l’organisme, ils sont “principalement survenus dans les 14 jours suivant la vaccination, plus souvent après la deuxième dose et chez des hommes plutôt jeunes”.
Dans un avis publié le 23 juillet, l’ANSM avait recommandé aux professionnels de santé d’être attentifs “aux signes et symptômes associés à la myocardite et à la péricardite” après l’administration d’un vaccin à ARN Messager. “Les professionnels de santé doivent conseiller aux personnes vaccinées de consulter immédiatement un médecin en cas de douleurs thoraciques, d’un essoufflement ou de palpitations”, avait averti l’autorité sanitaire.
Vaccins à ARN messager : ils n’augmentent pas le risque cardiovasculaire chez les moins de 75 ans
Les vaccins à ARN messager Pfizer et Moderna n’augmentent pas les risques d’infarctus du myocarde, d’accident vasculaire cérébral ou d’embolie pulmonaire chez les moins de 75 ans. C’est la conclusion d’une nouvelle étude menée par le groupement Epi-Phare constitué par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et la Caisse nationale de l’assurance maladie (Cnam).
Ces travaux, dévoilés le 18 janvier, ont analysé le risque d’événement cardiovasculaire associés aux vaccins Pfizer, Moderna, AstraZeneca et Janssen chez les 18-74 ans. “Cette étude confirme la sécurité des vaccins à ARN messager vis-à-vis du risque d’évènement cardiovasculaire grave chez les adultes”, est-il écrit dans un communiqué. Un précédente étude sur le vaccin Pfizer avait été menée chez les plus de 75 ans : ses résultats n’étaient pas “en faveur d’une association entre le vaccin de Pfizer-BioNTech et la survenue d’événements cardiovasculaires graves dans les 14 jours suivant la vaccination”.
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