Violences dans une maternelle : neuf animateurs d’une école de Paris suspendus, 73 parents d’élèves portent plainte

Me Florian Lastelle, l’avocat des parents d’élèves, a confirmé que cette plainte visait surtout à rappeler à l’État sa responsabilité dans l’emploi de personnes qualifiées pour prendre soin des plus jeunes. “Si certains parents ont agi collectivement, c’est pour rappeler à l’administration son obligation essentielle : garantir que les enfants confiés à l’école, au périscolaire et aux centres aérés y soient en parfaite sécurité”. Mais, l’avocat alerte sur les révélations quant au caractère sexuel des violences dont sont accusés certains agents : “Des éléments préoccupants imposent aujourd’hui que la justice s’en saisisse afin que toute la lumière soit faite.”

Un dossier de grande ampleur

Comme l’ont confié à Mediapart les fondatrices du collectif SOS périscolaire, ce dossier est particulièrement vaste et préoccupant “Nous n’avons jamais vu une affaire de cette envergure, avec autant de familles qui signalent, d’animateurs suspendus, d’écoles concernées, pour des violences de toutes natures”. La mairie de Paris a confirmé que vingt agents avaient dû être suspendus en 2025 pour des faits de violences sexuelles. De son côté, Rachida Dati a déploré l’inaction de la mairie de Paris face à ce phénomène grave : “Aucune action majeure n’a été mise en place pour connaître l’ampleur des faits commis”.

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