Me Florian Lastelle, l’avocat des parents d’élèves, a confirmé que cette plainte visait surtout à rappeler à l’État sa responsabilité dans l’emploi de personnes qualifiées pour prendre soin des plus jeunes. “Si certains parents ont agi collectivement, c’est pour rappeler à l’administration son obligation essentielle : garantir que les enfants confiés à l’école, au périscolaire et aux centres aérés y soient en parfaite sécurité”. Mais, l’avocat alerte sur les révélations quant au caractère sexuel des violences dont sont accusés certains agents : “Des éléments préoccupants imposent aujourd’hui que la justice s’en saisisse afin que toute la lumière soit faite.”
Un dossier de grande ampleur
Comme l’ont confié à Mediapart les fondatrices du collectif SOS périscolaire, ce dossier est particulièrement vaste et préoccupant : “Nous n’avons jamais vu une affaire de cette envergure, avec autant de familles qui signalent, d’animateurs suspendus, d’écoles concernées, pour des violences de toutes natures”. La mairie de Paris a confirmé que vingt agents avaient dû être suspendus en 2025 pour des faits de violences sexuelles. De son côté, Rachida Dati a déploré l’inaction de la mairie de Paris face à ce phénomène grave : “Aucune action majeure n’a été mise en place pour connaître l’ampleur des faits commis”.
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